Algues vertes
Le développement et l’échouage des algues vertes observés depuis longtemps et dans de nombreux sites marins un peu partout dans le monde est un phénomène complexe, résultant de multiples causes. Il serait erroné d’attribuer leur origine aux seules activités agricoles même si celles-ci y ont leur part de responsabilité.
Les algues vertes aiment les eaux riches en azote et en phosphore. Elles se développent en été sous l’effet de l’ensoleillement et de la température. Ces « marées vertes » en plus des problèmes liés à la biodiversité marine, s’échouent sur les plages et peuvent représenter un danger pour la santé humaine.
Depuis 1962 et pendant près de quarante ans, l’agriculture française s’est développée à l’abri de la politique agricole commune (PAC) pour devenir la première d’Europe : prix garantis, aides au stockage et à l’exportation, etc. Une grande majorité d’agriculteurs encadrés par une puissante organisation coopérative a investi et développé massivement la production. Ce modèle a démontré ses limites et a généré des dégâts environnementaux. Les agriculteurs sont les premiers à en être conscients et sont en train de modifier leurs pratiques. Les nitrates que l’on trouve aujourd’hui dans nos rivières pour notre plus grand malheur résultent d’une agriculture pratiquée vingt ans en arrière, et les résultats des changements entrepris seront aussi longtemps à apparaître.
Les élevages qui nous approvisionnent sont réglementairement autorisés à produire au terme d’une étude d’impact. Celle-ci démontre notamment que les éléments fertilisants contenus dans les déjections des troupeaux peuvent être recyclés sur les terres agricoles, sans risque d’excédent ni de saturation des terres, lorsqu’ils sont utilisés dans des proportions adéquates.
En collaboration avec le Groupement d’Etudes des Sols, un bilan agronomique complet est réalisé chaque année sur les parcelles concernées par l’épandage de nos boues et eaux traitées. En fonction des cultures, des fertilisations individuelles des agriculteurs avec qui nous travaillons, des analyses de sol, et des indications du GES, nous adaptons les doses épandues sur les parcelles. Les apports fournis par la valorisation des effluents et boues de l’usine Hénaff sont donc raisonnés.
En 2007, l’agence de l’eau Loire-Bretagne, nous récompense pour notre gestion de l’eau, signe fort de notre engagement commencé en 1958.